Projet 1 — Le texte historique : définition et caractéristiques

Projet 1 : le fait historique. Ce qu'est un texte historique, comment le reconnaître, et les marques de langue qui le signalent.

يتكوّن الدرس من 8 أجزاء: 1. Qu'est-ce qu'un texte historique ?، 2. La visée communicative du texte historique، 3. Les marques linguistiques du texte historique، 4. Récapitulatif، 5. Les procédés d'objectivation : passif, nominalisation, reprises، 6. Rédiger un texte historique objectif، 7. Le compte rendu objectif d'un texte d'histoire، 8. Entraînement.

1. Qu'est-ce qu'un texte historique ?

Définition

Le texte historique est un texte narratif qui rapporte un événement réel du passé, en le situant avec précision dans le temps et dans l'espace, et en le rattachant à ses causes et à ses conséquences.

Il appartient au discours narratif : l'auteur raconte. Mais il se distingue du récit de fiction sur un point décisif : les faits rapportés sont vérifiables.

| Le texte historique | Le récit de fiction | | :------------------ | :------------------ | | Des faits réels et datés | Des faits inventés | | Des personnages ayant existé | Des personnages imaginaires | | Des lieux identifiables | Des lieux souvent inventés | | Des sources : archives, témoignages | Aucune source à produire |

Qui écrit un texte historique ?

L'auteur peut être :

  • **un historien** : il analyse l'événement à distance, à partir de documents ;
  • **un témoin** : il a vécu l'événement et le rapporte ;
  • **un journaliste** ou **un chroniqueur** : il relate l'événement pour informer le public ;
  • **un écrivain** ou **un homme politique** qui revient sur un fait marquant.

Cette distinction n'est pas un détail : elle commande tout le reste de l'analyse, en particulier la question de l'objectivité, que nous traiterons dans la leçon suivante.

La structure du texte historique

Le texte historique s'organise en paragraphes et suit le plus souvent l'ordre chronologique : les événements se succèdent du plus ancien au plus récent, reliés par des articulateurs temporels et des articulateurs logiques.

  • **Le cadre** : où, quand, dans quel contexte ?
  • **Les faits** : que s'est-il passé, dans quel ordre ?
  • **Les causes** : pourquoi cela s'est-il produit ?
  • **Les conséquences** : qu'est-ce que cela a changé ?
  • **Le bilan ou le commentaire** : quelle leçon en tirer ?

Narration et argumentation

Un point que les candidats négligent souvent : dans la narration historique, on trouve aussi de l'argumentation.

L'historien commence par analyser le fait en fournissant des explications — le contexte international, les causes, les conséquences — puis il fait valoir son point de vue sur ce fait. Ce point de vue s'appelle le commentaire.

Un texte historique peut donc être à la fois narratif et argumentatif, et c'est très souvent le cas des textes proposés à l'examen.

2. La visée communicative du texte historique

Qu'appelle-t-on « visée communicative » ?

La visée communicative, c'est le but que l'auteur poursuit en écrivant son texte.

Retenez que ces quatre mots désignent la même chose dans les questions d'examen :

la visée communicative = le but = l'objectif = l'intention

La visée générale

La visée générale du texte historique est informative : l'auteur raconte un événement et fournit des informations à son sujet.

Formulation type :

> L'auteur raconte l'événement historique de « … » et fournit des informations à son sujet.

Les visées particulières

À cette visée générale s'ajoute presque toujours une visée particulière, qu'il faut identifier dans le texte lui-même.

| Visée particulière | L'auteur… | Indices à repérer | | :----------------- | :-------- | :---------------- | | Commémorer | célèbre le souvenir d'un événement qui nous touche de près | date anniversaire, lexique de la mémoire, ton solennel | | Dénoncer | montre l'injustice, la violence ou l'horreur d'un fait | lexique péjoratif, champ lexical de la souffrance | | Rendre hommage | honore un personnage ou un événement | lexique mélioratif, éloge, admiration | | Témoigner | rapporte ce qu'il a vu ou ce qu'un autre a vécu | « je », « nous », récit à la première personne | | Sensibiliser | éveille la conscience du lecteur sur un danger | interpellation, exemples frappants |

Deux formes de témoignage

La question du témoignage se dédouble, et l'examen le demande souvent :

  • **L'auteur témoin** : il donne **son propre** témoignage sur l'événement. Le « je » renvoie à l'auteur lui-même.
  • **Le témoignage rapporté** : l'auteur donne le témoignage **d'une autre personne** qui a vécu l'événement. Il cite, il rapporte des paroles.

Comment rédiger la réponse

Une réponse complète associe la visée générale et la visée particulière, et nomme l'événement :

> L'auteur informe le lecteur sur … ; il cherche en outre à dénoncer les exactions commises pendant …

Évitez la réponse creuse du type « l'auteur veut informer », sans dire de quoi ni pourquoi. Elle est comptée pour incomplète.

3. Les marques linguistiques du texte historique

Les temps verbaux et leurs valeurs

Le texte historique se reconnaît d'abord à ses temps.

| Temps | Valeur dans le texte historique | | :---- | :------------------------------ | | Présent de narration (ou présent historique) | rend l'événement passé plus vivant, comme s'il se déroulait sous nos yeux | | Passé simple | actions brèves et achevées, qui se succèdent dans le temps | | Imparfait | actions qui durent, description du cadre, commentaires | | Plus-que-parfait | faits antérieurs à ceux du récit, retour en arrière | | Passé composé | fait passé dont le résultat compte encore aujourd'hui |

Attention : on ne demande pas seulement de nommer le temps, mais d'en donner la valeur. « Le temps dominant est le passé simple » est une demi-réponse ; « le passé simple, qui exprime des actions brèves se succédant dans le temps » est la réponse attendue.

Les indicateurs de temps

Ils situent les faits et marquent leur succession :

  • **Dates précises** : en 1954, le 1er novembre, au XIXe siècle ;
  • **Repères relatifs** : à l'aube des temps historiques, à partir de, dès lors, après lui, enfin ;
  • **Succession** : d'abord, puis, ensuite, alors, par la suite, au siècle suivant.

Les indicateurs de lieu

Ils ancrent l'événement dans un espace réel : en Algérie, à Alger, dans le maquis, en Afrique du Nord, sur le territoire de …

Les noms propres

Le texte historique est peuplé de noms propres : personnages, peuples, institutions, lieux. Leur présence est l'un des indices les plus sûrs du type de texte.

Le lexique de l'histoire

| Mot | Sens | | :-- | :--- | | Histoire | récit d'actions et d'événements passés | | Historien | spécialiste de l'histoire, auteur d'ouvrages historiques | | Historiographe | écrivain officiel de l'histoire de son temps | | Historiographie | ensemble des ouvrages historiques d'une période | | Historicité | caractère historique d'un fait, le fait qu'il ait réellement eu lieu | | Historique | qui appartient à l'histoire, ou qui restera dans l'histoire |

Les phrases nominales

Le texte historique recourt volontiers à la phrase nominale, c'est-à-dire à la phrase sans verbe conjugué : « Deux siècles de domination. » Elle condense l'information et frappe l'esprit.

4. Récapitulatif

Fiche d'identité du texte historique

| Question posée à l'examen | Réponse attendue | | :------------------------ | :--------------- | | À quel type de texte appartient ce texte ? | Un texte historique ; le discours est narratif | | À quoi le reconnaissez-vous ? | Aux événements datés, aux indices temporels et spatiaux, aux noms propres, aux personnages historiques | | Qui est l'auteur ? | Un historien, un témoin, un journaliste, un écrivain, un homme politique | | Quel est le temps dominant ? | Le présent de narration, le passé simple ou l'imparfait — avec sa valeur | | Quel est le plan du texte ? | Un récit chronologique des faits, relié par des articulateurs | | Quelle est la visée ? | Informative, à quoi s'ajoute commémorer, dénoncer, rendre hommage ou témoigner |

Le vocabulaire de l'analyse

Ces mots reviennent dans les consignes ; il faut les comprendre du premier coup.

| Terme | Ce qu'il désigne | | :---- | :--------------- | | Le thème | ce dont parle le texte, en un mot ou deux | | La thèse | l'idée que défend l'auteur | | L'énonciateur | celui qui parle dans le texte | | Le destinataire | celui à qui le texte s'adresse | | Le champ lexical | l'ensemble des mots qui renvoient à une même notion | | La chronologie | l'ordre de succession des faits dans le temps |

Trois erreurs qui coûtent des points

  • **Confondre le thème et la visée.** Le thème répond à « de quoi parle le texte ? » ; la visée répond à « pourquoi l'auteur l'a-t-il écrit ? »
  • **Nommer un temps sans donner sa valeur.** La consigne « relevez le temps dominant et justifiez son emploi » attend les deux.
  • **Recopier le texte.** Un relevé n'est pas une réponse : il faut **citer** l'indice puis **l'interpréter**.

Les articulateurs à connaître

| Rôle | Articulateurs | | :--- | :------------ | | Ouvrir le récit | à l'origine, au départ, à l'aube de | | Faire progresser | ensuite, puis, alors, dès lors, par la suite | | Marquer une rupture | soudain, brusquement, or, mais | | Exprimer la cause | car, parce que, en raison de, à cause de | | Exprimer la conséquence | donc, ainsi, par conséquent, c'est pourquoi | | Conclure | enfin, en définitive, finalement |

5. Les procédés d'objectivation : passif, nominalisation, reprises

Un texte objectif se construit

Un texte d'histoire ne devient pas objectif par hasard. L'auteur choisit des tournures qui placent le fait au premier plan et qui effacent sa propre personne. Ces choix s'appellent les procédés d'objectivation. La consigne demande souvent de les relever dans le texte ; la production écrite demande de les réemployer.

On a vu, dans la partie précédente, les temps, les dates, les lieux et les noms propres. Voici les outils grammaticaux qui complètent cet ancrage.

1. La voix passive

La voix passive met en tête de phrase l'événement ou ce qui le subit. Le complément d'agent peut disparaître : le lecteur retient le fait, non l'acteur que l'auteur pourrait juger.

| Voix active | Voix passive | | :---------- | :----------- | | Les deux délégations signèrent les accords d'Évian le 18 mars 1962. | Les accords d'Évian furent signés le 18 mars 1962. | | Les autorités interdirent le journal. | Le journal fut interdit. |

On rencontre aussi des tournures impersonnelles : «il s'agit de», «il est établi que», et le pronom «on» à valeur indéfinie : «on estime que…».

2. La nominalisation

La nominalisation transforme un verbe ou un adjectif en nom : déclencher donne «le déclenchement», signer donne «la signature», manifester donne «la manifestation», libérer donne «la libération», indépendant donne «l'indépendance».

Elle condense l'information et la présente comme un fait acquis, sans agent ni temps verbal :

> «Les accords furent signés à Évian le 18 mars 1962 ; le cessez-le-feu entra en vigueur le lendemain.» > devient : «18-19 mars 1962 : signature des accords d'Évian et entrée en vigueur du cessez-le-feu.»

C'est l'outil des titres, des chronologies, de la prise de notes et du compte rendu.

3. Les reprises : substitution grammaticale et lexicale

Pour éviter la répétition et assurer la cohésion du texte, l'auteur reprend ce qu'il a déjà nommé.

  • **Substitution grammaticale** : pronom personnel (il, elle, le, leur), démonstratif (celui-ci, ce dernier), relatif (qui, dont).
  • **Substitution lexicale** : synonyme, terme générique, périphrase, groupe nominal démonstratif.

> «Le 20 août 1956, des dirigeants du FLN se réunirent dans la vallée de la Soummam. Ce congrès dota la Révolution d'organes de direction. Il fixa aussi le découpage du territoire en wilayas.»

«Ce congrès» est une substitution lexicale ; «il» est une substitution grammaticale. Attention : une reprise lexicale peut porter un jugement («ces héros», «ces bourreaux»). Le texte objectif choisit des reprises neutres («ces militants», «les forces de l'ordre»).

4. Le lexique dénotatif et la prudence sur les chiffres

Le mot dénotatif désigne le fait ; le mot connoté le juge. On écrit «la répression», non «la sauvagerie». Quand un chiffre est discuté, l'auteur objectif le signale : «plusieurs milliers», «selon les estimations», «le bilan exact reste discuté».

Comment répondre

> Consigne : «Relevez deux procédés d'objectivation et précisez leur effet.» > Réponse : «L'auteur emploie la voix passive (« furent signés »), qui met l'événement en valeur et efface l'agent ; il recourt aussi à la nominalisation (« la signature »), qui présente l'action comme un fait établi.»

On cite, on nomme, on explique l'effet : la même démarche que pour la subjectivité.

6. Rédiger un texte historique objectif

La situation de production

Le projet de cette séquence est de réaliser une recherche documentaire sur une date historique, puis d'en mettre l'essentiel à la disposition des élèves. La consigne type est donc :

> «Dans le cadre de la commémoration d'une date historique, rédigez un texte d'une quinzaine de lignes dans lequel vous présentez de manière objective un événement de l'histoire de votre pays. Votre texte sera publié dans le dossier documentaire de la classe.»

On attend un texte informatif, chronologique et distancié.

Préparer à partir d'une documentation

  • **Délimiter le fait** : un événement précis, non toute une période.
  • **Sélectionner les informations** dans les documents en répondant à : qui ? quoi ? où ? quand ? pourquoi ? avec quelles conséquences ?
  • **Trier** : garder l'essentiel, écarter l'anecdote et la répétition.
  • **Vérifier** chaque date et chaque nom ; une information douteuse ne s'écrit pas, ou s'écrit avec prudence.
  • **Ordonner** les faits selon la chronologie.

Le plan

| Partie | Contenu | | :----- | :------ | | Introduction | situer le fait : date, lieu, contexte | | Développement | les causes, puis le déroulement, avec ses acteurs | | Conclusion | les conséquences et la portée du fait, sans jugement |

Les outils de langue

  • **Un seul système de temps** : passé simple et imparfait, ou présent de narration du début à la fin.
  • **Des repères liés au récit** : «la veille», «le lendemain», «ce jour-là», «quelques jours plus tard», et non «hier» ou «demain», qui renvoient au moment où l'on écrit.
  • **La troisième personne**, la voix passive, la nominalisation, des reprises neutres.
  • **Des connecteurs** chronologiques (d'abord, puis, au cours de) et logiques (à la suite de, ce qui entraîna).

Exemple de production

> Exemple (texte rédigé pour cette leçon) > En décembre 1960, le général de Gaulle effectua une visite en Algérie. Le 11 décembre, des milliers d'Algériens manifestèrent dans plusieurs quartiers d'Alger, en brandissant le drapeau algérien et en réclamant l'indépendance. Les jours suivants, le mouvement gagna d'autres villes du pays. Les manifestations furent réprimées et firent de nombreuses victimes. Ces journées eurent un large écho à l'étranger : quelques jours plus tard, l'Assemblée générale des Nations unies reconnut le droit du peuple algérien à l'autodétermination.

On y relève la troisième personne, le passé simple, la voix passive («furent réprimées»), des repères («le 11 décembre», «les jours suivants») et une conclusion sur la portée du fait, sans adjectif de jugement.

Grille d'auto-évaluation

  • Le fait est-il situé dès la première phrase ?
  • L'ordre chronologique est-il respecté et marqué par des connecteurs ?
  • Ai-je évité «je», «nous», les adjectifs évaluatifs et les points d'exclamation ?
  • Mes temps sont-ils cohérents d'un bout à l'autre ?
  • Chaque information est-elle exacte et vérifiable ?

À l'oral

Pour présenter de manière objective un fait de sa région, un jeu ou une invention, on parle à partir de notes, non d'un texte lu, en deux ou trois minutes. On suit le même ordre : cadre, déroulement, conséquences. Exemple d'ouverture : «Vers 1450, à Mayence, Gutenberg met au point l'imprimerie à caractères mobiles.»

7. Le compte rendu objectif d'un texte d'histoire

Ce que l'on attend

Faire le compte rendu objectif d'un texte d'histoire, c'est restituer l'essentiel de son contenu pour un lecteur qui ne l'a pas lu, en réduisant le texte (environ le tiers) et sans intervenir. La méthode générale est étudiée dans la leçon consacrée au compte rendu objectif ; voici ce qu'elle devient devant un fait d'histoire.

Les quatre gestes

  • **Repérer la chronologie** : numéroter les étapes du fait dans la marge.
  • **Garder l'essentiel** : qui, quoi, où, quand, pourquoi, avec quelles conséquences. On conserve les **dates clés**, on supprime les détails (l'heure exacte, un exemple secondaire).
  • **Reformuler** : la nominalisation et les termes génériques permettent de réduire («les attentats» devient «des violences» si le détail n'est pas essentiel).
  • **Rendre la démarche de l'auteur** avec des verbes introducteurs : il retrace, rappelle, évoque, expose, précise, conclut.

Texte d'entraînement

> Texte d'entraînement (texte rédigé pour cette leçon, sans auteur réel) > Au début de l'année 1962, après plus de sept ans de guerre, les négociations entre le Gouvernement provisoire de la République algérienne et le gouvernement français aboutirent. Le 18 mars 1962, les accords d'Évian furent signés ; ils prévoyaient un cessez-le-feu, qui entra en vigueur le lendemain à midi, et l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Les mois suivants restèrent pourtant marqués par des violences, en particulier par les attentats de l'OAS, organisation opposée à l'indépendance. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcèrent par référendum : le «oui» à l'indépendance l'emporta très largement. L'indépendance fut proclamée et, le 5 juillet, la population la célébra dans tout le pays. Cette date marque la fin de cent trente-deux ans de présence coloniale.

Compte rendu modèle

> Dans ce texte, l'auteur retrace la fin de la guerre de libération nationale en 1962. Il rappelle d'abord la signature des accords d'Évian, le 18 mars, qui prévoient un cessez-le-feu et un référendum d'autodétermination. Il évoque ensuite les violences qui marquent encore les mois suivants, puis le référendum du 1er juillet, largement favorable à l'indépendance. Il conclut sur l'indépendance, célébrée le 5 juillet, qui met fin à cent trente-deux ans de colonisation.

Ce qui a changé

| Dans le texte | Dans le compte rendu | Opération | | :------------ | :------------------- | :-------- | | «furent signés», «aboutirent» | «rappelle», «prévoient» | passage au présent | | «les accords d'Évian furent signés» | «la signature des accords d'Évian» | nominalisation | | «le lendemain à midi» | supprimé | détail accessoire | | «les attentats de l'OAS» | «les violences» | terme générique | | (aucun verbe de parole) | «retrace», «rappelle», «évoque», «conclut» | démarche de l'auteur |

Quand le texte est commenté

Si l'auteur juge les faits, le compte rendu rapporte ce jugement sans le reprendre à son compte : «L'auteur dénonce…», «il rend hommage à…», «il estime que…». Le témoignage cité passe au discours indirect : «Un témoin raconte que…».

Les erreurs à éviter

  • recopier la liste des dates sans liens ;
  • ajouter une date ou un chiffre que le texte ne donne pas ;
  • laisser passer un jugement personnel («ce texte émouvant», «ces héros») ;
  • garder le passé simple du texte source.

8. Entraînement

Questions type BAC et réponses modèles

Les questions ci-dessous reprennent les formulations les plus fréquentes de l'épreuve. Les réponses proposées sont des modèles de rédaction, à adapter au texte donné le jour de l'examen.

1. À quel type de texte appartient ce texte ? Justifiez votre réponse par trois indices.

> Ce texte appartient au type historique ; son discours est narratif. Trois indices le montrent : la présence de dates précises (« … »), celle de noms propres de personnages et de lieux (« … »), et l'emploi du passé simple, qui rapporte des actions brèves se succédant dans le temps.

2. Quel est le thème du texte ?

> Le texte traite de … (l'événement, en un groupe nominal : « la résistance des femmes algériennes dans les camps », « les grandes étapes du peuplement de l'Algérie »).

3. Relevez le temps dominant et donnez sa valeur.

> Le temps dominant est le présent de l'indicatif, employé ici comme présent de narration : il actualise des faits passés et rend le récit plus vivant pour le lecteur.

4. Quelle est la visée communicative de l'auteur ?

> La visée est d'abord informative : l'auteur renseigne le lecteur sur … Elle est aussi dénonciative : par un lexique péjoratif et le champ lexical de la souffrance, il dénonce …

5. L'auteur est-il un témoin de l'événement ? Justifiez.

> Oui. L'auteur est un témoin direct : il emploie les pronoms de la première personne (« je », « nous ») et rapporte ce qu'il a lui-même vécu et ressenti.

6. Relevez le champ lexical de la guerre.

> Attention à la méthode : relevez au moins quatre termes et écrivez-les entre guillemets, sans phrase inutile autour. Exemple de présentation : > > Le champ lexical de la guerre : « combat », « armes », « ennemi », « victoire ».

Conseil de méthode

Avant de répondre à la première question, lisez le paratexte : le titre, le nom de l'auteur, la source et la date. Il donne à lui seul le type de texte, souvent la visée, et parfois la réponse à deux questions.

À retenir en une phrase

> Un texte historique raconte un fait réel, daté et situé, dans un ordre chronologique, pour informer le lecteur — et, presque toujours, pour commémorer, dénoncer, rendre hommage ou témoigner.

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